Studio Ghibli demande à OpenAI de cesser d’utiliser ses œuvres pour l’IA

Studio Ghibli demande à OpenAI de cesser d’utiliser ses œuvres pour l’IA

Catégorie : Actualités IA

Publication : 3 novembre 2025


Studio Ghibli et OpenAI
Studio Ghibli et d’autres éditeurs demandent à OpenAI d’arrêter l’utilisation de leurs œuvres pour entraîner ses IA.

Le studio japonais Studio Ghibli, célèbre pour des films comme Spirited Away et Mon Voisin Totoro, ainsi que d’autres éditeurs japonais, ont officiellement demandé à OpenAI de ne plus utiliser leurs œuvres protégées pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle sans autorisation préalable.

Cette requête intervient alors que l’application Sora et les générateurs vidéo d’OpenAI permettent aux utilisateurs de recréer facilement des images et vidéos dans le style des films Ghibli, y compris des portraits personnels ou des animaux de compagnie.

➥ Contexte et enjeux légaux

OpenAI adopte souvent une approche consistant à demander pardon plutôt que permission, ce qui facilite la génération d’images et de vidéos de personnages protégés par copyright ou de personnalités décédées. Des plaintes ont déjà été déposées par des entreprises comme Nintendo ou l’héritage du Dr Martin Luther King Jr., potentiellement deepfake via l’application Sora.

La législation américaine reste ambiguë sur l’utilisation de contenus protégés pour l’entraînement de l’IA. Cependant, un jugement récent a confirmé que l’entreprise Anthropic n’avait pas enfreint la loi en utilisant des livres protégés, même si elle a été sanctionnée pour piratage de certains contenus.

➥ Position des éditeurs japonais

Le CODA (Content Overseas Distribution Association) indique que, selon le droit d’auteur japonais, l’utilisation d’œuvres protégées pour entraîner une IA sans autorisation préalable peut constituer une violation. “Lorsque des œuvres protégées sont reproduites ou générées de manière similaire lors du processus d’apprentissage machine, CODA considère que cela peut être une infraction au droit d’auteur”, explique l’association.

➥ Réaction de Hayao Miyazaki

Le légendaire réalisateur Hayao Miyazaki n’a pas commenté directement la prolifération des créations IA basées sur ses films. Cependant, en 2016, face à des animations 3D générées par IA, il avait exprimé son profond dégoût : “Je ne peux pas regarder ce genre de choses et trouver cela intéressant. Je considère que c’est une insulte à la vie elle-même.”

➥ Conséquences et perspectives

Il reste à voir si OpenAI respectera cette demande. À défaut, les éditeurs japonais pourraient engager des poursuites, bien que les lois sur le copyright n’aient pas été modernisées depuis 1976. Cette affaire met en lumière les défis éthiques et légaux posés par l’IA générative et soulève des questions cruciales pour l’industrie créative mondiale.

➥ Ressources complémentaires

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